Rencontre « Soi à travers l’art »
Samedi à 15h30 – Amphithéâtre Landowski
En signature samedi à l’hôtel de ville.

Ils sont plusieurs écrivains à avoir tenté cette expérience, « Ma nuit au musée« , et leurs récits ont fondé
la collection du même nom chez Stock. Kaouther Adimi passe donc une nuit à l’Institut du monde arabe, dans une exposition consacrée à Baya (1961- 1998), figure majeure de la peinture algérienne. Dans le silence du musée éteint, il s’agit de toucher du doigt l’histoire de cette enfant prodige, propulsée par Aimé Maeght, louée par Braque, Breton, Matisse. La nuit paraît-il, porte conseil, elle peut aussi réveiller les cauchemars. L’autrice se laisse rattraper par sa propre histoire.
Elle se remémore ce qu’elle a occulté jusque-là : cet été 1994, au moment où l’Algérie s’enfonce dans la violence, ses parents décident d’y retourner. Le lendemain de leur arrivée, la voiture familiale tombe sur un faux barrage tenu par le GIA… Dans la nuit muséale, le passé enfoui exige de lever le silence. Elle commence à chercher, interroge la famille. Baya la peintre l’accompagne dans sa quête avec ses toiles aux couleurs éclatantes qui ont fait dire à Camus : « Dans ce Paris noir et apeuré, c’est une joie des yeux et du cœur ». Un livre qui célèbre le pouvoir rédempteur de l’art et témoigne du cheminement d’une écrivaine sensible, marqué par les années noires, à la recherche de la lumière de la paix.
