Salon du Livre de Boulogne-Billancourt

Jérôme Chantreau

En signature dimanche à l’hôtel de ville.

© Rudolph Lagarrigue
© Editions La Tribu

Paris, 1834. De nombreuses manifestations font se lever les barricades. Pour sauver le pouvoir, Thiers se laisse convaincre d’écraser l’insurrection. La troupe tire à tout-va, c’est un immeuble de la rue Transnonain qui en fait les frais, les occupants sont massacrés. Seule survivante, une jeune prostituée. L’affaire défraie la chronique, Hugo, Stendhal, Lamartine en parlent, puis le souvenir s’éteint. Dans ce « formidable roman historique » (Le Figaro), Jérôme Chantreau reprend l’enquête. Il raconte le procès « monstre », suit la trace de la jeune femme, redonne vie aux protagonistes, au Paris populaire du temps des Misérables. Il utilise comme point de départ un mémoire de Ledru-Rollin, jeune avocat qui dénonce le massacre : « Il dit une chose importante : que cette affaire est un guet-apens de la police. Il pose une question qui m’a éclairé pendant tout le travail : jusqu’où un État peut-il aller pour se préserver ? En ce sens, ce qui s’est passé à l’époque éclaire beaucoup les suivantes et la nôtre en particulier. »